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Grève à la Laurentienne: le gouvernement exhorte les partis à s’entendre

La vice-première ministre de l'Ontario, Deb Matthews. Crédit image: Jean-François Morissette

TORONTO – Le gouvernement surveille de près l’évolution de la grève des professeurs de l’Université Laurentienne, institution bilingue installée à Sudbury. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, Deb Matthews, demande à tous de revenir au plus vite à la table des négociations.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

«Personne ne veut être dans cette situation. Tout le monde veut avoir les étudiants dans les salles de classe. J’exhorte les deux partis à revenir à la table des négociations et qu’il y ait une résolution positive», a indiqué la ministre Matthews.

Très clairement, elle a indiqué qu’elle ne souhaitait pas intervenir dans le conflit de travail, pour l’instant. «Nous surveillons la situation de près, mais c’est une situation entre les professeurs et l’université», a-t-elle indiqué.

 

Une escalade nocturne

Sur le coup de minuit, dans la nuit de mercredi à jeudi, les 567 membres du corps professoral ont annoncé qu’ils déclenchaient une grève, forçant l’annulation de la quasi-totalité des cours de l’institution universitaire. Les membres de l’Association des professeurs de l’Université Laurentienne sont sans contrat depuis le mois de juin.

«L’Université Laurentienne négocie avec l’Association depuis mai 2017 afin de conclure une nouvelle convention collective, mais les négociations ont échoué», a annoncé l’établissement universitaire par l’entremise de son site internet. «Des lignes de piquetage sont en place aux deux entrées du campus de l’Université Laurentienne et peuvent durer quelque temps (…) N’oubliez pas qu’il s’agit d’un conflit de travail légal qui fait entrer en jeu des membres de notre communauté. Respectez les grévistes et évitez les confrontations», a indiqué La Laurentienne.

L’Université Laurentienne, à Sudbury.

Pour sa part, l’Association des professeurs de l’Université Laurentienne a émis une courte déclaration. «À 20h30, l’Association a présenté à l’administration une offre destinée à éviter une grève. Au lieu de répondre à cette offre, l’administration a abandonné les négociations et émis un communiqué public à 22h50 déclarant qu’une impasse était atteinte. Malgré nos efforts les meilleurs, les actions de l’administration nous ont mené à conclure à la présence d’une impasse», a fait savoir le syndicat sur son site internet.

Jeudi matin, de nombreux manifestants ont été observés aux abords de l’université. «En grève pour une convention collective équitable», pouvait-on lire sur certaines des pancartes des manifestants. Sur une autre, on pouvait lire «En grève pour que les étudiants reçoivent un enseignement de grande qualité».

L’Université de Hearst, affiliée à l’Université Laurentienne, a tenu à préciser sur les réseaux sociaux que la grève n’affectait aucunement ses activités.

Étienne Fortin-Gauthier
Étienne Fortin-Gauthier
efgauthier@tfo.org @etiennefg

Étienne Fortin-Gauthier est journaliste depuis une dizaine d’années. Il a collaboré à plusieurs grands médias canadiens et européens, dont La Presse Canadienne, le quotidien La Presse, l’Agence France-Presse et le groupe de presse L’Avenir (Belgique). Il s’est initié aux dossiers de la francophonie canadienne lors d’un séjour au Réseau francophone d’Amérique, qui travaille de près avec les stations radiophoniques francophones en milieu minoritaire. Étienne est diplômé de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, à Toronto, et du programme bidisciplinaire en communication et science politique de l’Université de Montréal.